Désordres des enduits et autres revêtements de façades

Façades: petits défauts, défauts et vices structurels

C’est inéluctable ! Un bâtiment, immeuble ou maison individuelle subit les intempéries qui dégradent plus ou moins les enduits, les joints, les peintures… À ce constat s’ajoute le fait que certaines habitations, anciennes ou modernes, peuvent présenter des malfaçons…

Les maçonneries extérieures des maisons individuelles sont généralement recouvertes d’un enduit à base de liants hydrauliques (ciment et chaux), qualifié de monocouche du fait de son mode d’application. Un monocouche est mis en œuvre à partir d’un produit fabriqué en usine et dit pour cela prêt à l’emploi.

Cependant, le terme monocouche doit être précisé, car cet enduit est en fait réalisé en deux passes, la seconde étant appliquée sur la première encore fraîche. Mais l’ensemble est considéré comme une seule couche, par opposition aux enduits dits traditionnels, exécutés en deux ou trois couches échelonnées sur plusieurs semaines.

Une grande variété de sinistres
Il y a d’abord les défauts d’aspect,

La préparation du support est trop souvent négligée,

La préparation du support est un préalable incontournable, car le comportement de l’enduit ne peut être isolé de la qualité de la paroi sur laquelle il est appliqué. Un défaut de préparation de celle-ci peut entraîner une chute de l’adhérence, voire un décollement de toute une surface.

C’est le cas d’un support non humidifié préalablement (surtout par temps chaud et sec), qui absorbe brutalement l’eau de gâchage de l’enduit et provoque une dessiccation de celui-ci à l’interface (d’où la perte d’adhérence). Dans certains cas, il y a dessiccation dans toute son épaisseur, le rendant friable et inconsistant (on parle alors du brûlage ou du grillage de l’enduit) ;

Il y a des causes de fissurations spécifiques

Même sur un support préparé suivant les règles de l’art, un enduit prêt à l’emploi peut être victime de fissures. Il faut alors distinguer le faïençage (superficiel et non dangereux) et la microfissure qui peut progresser dans toute l’épaisseur de l’enduit sous l’effet des intempéries (gel ou autres), et être ainsi source d’infiltrations.

La microfissure a diverses causes

La première est le retrait excessif du mortier, conséquence d’un gâchage avec une trop grande quantité d’eau.

Il s’agit d’un défaut de mise en œuvre qui peut être aggravé par une durée de malaxage insuffisante, ne permettant pas une bonne homogénéisation du mortier, notamment à l’égard des adjuvants. L’expérience montre que ces fissures de retrait se canalisent régulièrement au droit des joints de hourdage, qui constituent en quelque sorte des lignes de plus faible résistance.

Il faut encore noter, sur ce point, l’importance des conditions de séchage de l’enduit, pour lequel une évaporation rapide (par temps sec et en l’absence de protection) peut s’avérer catastrophique, tandis qu’une atmosphère humide lui sera au contraire bénéfique.

La seconde est une rétraction d’origine thermique, pour la compréhension de laquelle quelques explications préalables s’imposent. Ce phénomène, auquel on donne le nom de choc thermique, exprime le fait que la température de surface externe de la paroi, lorsque celle-ci est bien isolée côté intérieur, peut subir sur un temps très court (une douzaine d’heures, par exemple) un écart très important pouvant atteindre les 50 °C (ainsi, de + 65 °C à l’ensoleillement maximal, à + 15 °C seulement après un orage nocturne). Une telle chute de température engendre dans l’enduit des rétractions empêchées (par l’adhérence), donc des contraintes de tractions, aptes à conduire à la fissuration.
Le problème est aggravé par une orientation sud-sud-ouest (maximum de soleil), ou par une teinte foncée (forte absorption du rayonnement solaire), et atteint son maximum la première année, où son effet se cumule avec celui du retrait.

La porosité excessive

La porosité d’un enduit trop mince peut entraîner l’apparition d’humidité interne, en l’absence de toute fissure. Mais on peut souligner au passage qu’un enduit trop épais est, lui, plus enclin au retrait.

Par ailleurs, la capillarité, moteur de cette porosité, et qui est en principe deux à trois fois plus faible que celle d’un enduit traditionnel, peut être remontée par un excès d’eau de gâchage ou un serrage insuffisant à l’application.

En conclusion, et résumé :

Les enduits monocouches sont le siège de désordres qui peuvent affecter l’étanchéité des façades.

Les enduits monocouches, qu’il faut bien considérer comme un progrès technologique en la matière, restent néanmoins tributaires de conditions d’exécution exigeantes.

Quatre (4) grandes causes émergent :

  • Le support mal préparé,
  • Le retrait de l’enduit,
  • Les chocs thermiques
  • Et une épaisseur insuffisante.

Choix de son revêtement de façade,
Les obligations administratives pour ravaler sa façade

Nous tenions à vous rappeler qu’un propriétaire n’est pas toujours libre de choisir son revêtement de façade. Avant de faire votre choix, prenez le temps de contacter le service d’urbanisme de votre mairie pour vous renseigner sur les règles d’urbanisme en vigueur dans votre ville.

Saviez-vous que le ravalement de façade était une opération extrêmement encadrée ? En effet, on ne peut pas ravaler sa façade comme on l’entend ! Par ailleurs, il faut également savoir que le ravalement de façade est obligatoire.

Il faut noter qu’il s’agit d’une opération strictement obligatoire pour les propriétaires (ou copropriétaires) d’un bâtiment.

L’article L.132-1 du Code de la Construction et de l’Habitation stipule qu’il est obligatoire pour un propriétaire de faire effectuer un ravalement de façade tous les dix ans.
Dans la pratique, il est très fréquent que cette obligation ne soit pas respectée.

Si la loi admet qu’il est nécessaire d’effectuer un ravalement de façade chaque décennie, la pratique veut que cette obligation s’applique avant tout lorsque votre façade est en mauvais état.
Ainsi, une mairie va souvent exiger un ravalement de façade si elle réalise que la façade d’une habitation est particulièrement abîmée ou en mauvais état.

Avant de débuter le ravalement d’une façade, il sera obligatoire de déposer une déclaration préalable de travaux auprès de votre mairie.
Puis, trouver un façadier compétent, vérifier ses compétences, et ses assurances,

Dans certains cas, un permis de construire est nécessaire pour un ravalement de façade. Ce sera par exemple le cas si vous habitez à proximité d’un monument historique, ou que votre bâtiment fait partie d’un plan de sauvegarde. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour plus d’informations.

Des désordres sans gravité

Outre les effets du vieillissement, les défauts sur un revêtement de façade sont nombreux. Ces désordres qui touchent la maçonnerie se constatent principalement par observation directe.

Les différents types de ravalements de Façades

C’est beaucoup en fonction du matériau de construction de base que se fera le choix du revêtement approprié pour le ravalement de façades.
Il en existe plusieurs :

  • L’enduit, dont l’enduit crépi
  • Les plaquettes de parement
  • Les peintures pour façades
  • Le bardage en bois ou en pvc
  • L’ITE (isolation technique par l’extérieur)

Chacun de ses revêtements ayant des caractéristiques, une utilisation et un entretien spécifique. il faut alors prendre en considération la zone géographique, le climat ou l’exposition plus ou moins ensoleillée de la maison, mais aussi le coût que cela génère.

Matériaux de construction de la façade

Les matériaux de construction les plus fréquents sont les suivants :

  • La pierre
  • Les parpaings
  • Les murs en brique
  • Le béton
  • Le bois

Ravalement de façade au crépi

Il s’agit du matériau le plus fréquemment utilisé, le plus classique et d’une bonne durée de vie. Le crépi se pose généralement en plusieurs couches.
Ce revêtement s’étale soit à la taloche ou au rouleau pour donner un aspect lisse. Un aspect plus rugueux, granuleux, sera obtenu à l’aide d’une machine spécifique appelé tyrolienne qui projette l’enduit sur la façade.
L’avantage de ce matériau est qu’il peut se colorer et ainsi apporter une touche originale à vos murs. En général, le crépi est d’un entretien simple ne nécessitant que l’utilisation d’eau. Mais en cas d’exposition au nord ou à de régulières intempéries, l’humidité peut noircir la façade, lui donnant un aspect sale. La solution la plus simple – mais néanmoins la plus fatigante – consiste à utiliser un mélange de cristaux de soude et d’eau. Faire appel à un professionnel reste aussi une solution à envisager.

Façade en plaquettes de parement

Elles sont en pierre naturelle ou en imitation (en composite ou en plâtre). Une autre façon d’apporter un rendu traditionnel et rustique à vos façades consiste à coller ces plaquettes proposées en différents formats, teintes et styles. Une solution efficace pour isoler phoniquement et thermiquement votre habitation.

Peinture pour façades

La peinture spéciale façade peut s’utiliser sur un crépi ou un enduit mais aussi seule. Le support – béton, pierre, brique, bois – doit être en très bon état. Il sera souvent nécessaire d’appliquer une sous-couche avant la pose de la peinture.

La façade avec bardage bois ou PVC

Le bardage est proposé dans un large choix d’essences de bois : chêne, châtaignier, pin, mélèze, douglas, sapin, etc… Il n’est pas nécessaire d’avoir une maison avec une ossature en bois pour la décorer avec du bardage en bois. Cela peut se faire également sur un support en béton. Son aspect noble et chaleureux est aussi le moyen de donner un cachet supplémentaire à votre maison. Pour l’entretien il est préférable de le faire régulièrement, en général tous les 2 ou 3 ans, pour éviter des problèmes d’infiltration dus à l’humidité.
Cela reste un matériau rarement utilisé, ceci certainement par rapport – en partie – à son coût élevé. L’alternative la plus économique est alors d’opter pour la pose d’un bardage en PVC. Les lames sont proposées dans différentes teintes de couleurs ou imitation bois. Un nettoyage à l’eau suffit à l’entretenir.

L’ ITE (pour Isolation Thermique par l’Extérieurdes panneaux isolants en polystyrène (PSE) à forte densité.

Largement plébiscitée en France dans le cadre des travaux de rénovation, l’isolation extérieure des murs ou ITE permet d’atteindre d’excellentes performances énergétiques Pour améliorer le confort thermique et acoustique des habitations tout en satisfaisant aux exigences de la RT 201, puis 2020

L’isolation thermique par l’extérieur ou ITE est une méthode d’isolation extérieure qui consiste à envelopper le bâti d’un manteau isolant. La couche isolante est posée sur l’extérieur de la face à isoler.

Il existe deux types d’ITE en fonction du type de finition voulue pour les travaux d’isolation extérieure.

L’ITE sous en duit pose collée ou pose calée chevillée.

La pose collée d’ITE est une technique simple et rapide dont le principe est de venir coller le matériau isolant (polystyrène expansé PSE blanc ou graphité gris et fibre de bois uniquement) directement sur le mur à isoler.
Avec cette technique d’isolation extérieure, on va venir recouvrir le matériau isolant avec un sous enduit qui encolle une armature constituée de fibre de verre, puis on va y apposer un enduit de finition.

La pose calée-chevillée est une technique de pose d’isolation extérieure compatible avec toutes les ITE quel que soit l’isolant choisi et quelle que soit la nature du support. Le principe : L’isolant est encollé directement sur la paroi et maintenu mécaniquement par des chevilles à expansion traversantes.

L’ITE Sous Bardage

Avec l’ITE sous bardage, l’isolant est inséré entre des ossatures bois ou métal. La mise en œuvre de cette technique d’ITE consiste à insérer des isolants entre les ossatures bois, qui vont-elles-mêmes être fixées au support grâce à des équerres. Le bardage, lui, va être fixé directement sur l’ossature bois. À noter que pour être conforme aux exigences de la RT 2012, puis 2020, l’isolant choisi doit atteindre un niveau de performance suffisamment élevé.

Les avantages de l’ITE

  • UN MEILLEUR CONFORT THERMIQUE

Grâce à l’inertie procurée par les travaux d’isolation extérieure des murs, vous disposerez d’un confort thermique optimal quelle que soit la saison. En effet, en formant une enveloppe protectrice et isolante autour de votre bâti, l’ITE supprime les ponts thermiques responsables des déperditions de chaleur. Fini les parois froides, les problèmes d’humidité et les échanges thermiques !

  • UN HAUT NIVEAU DE PERFORMANCE THERMIQUE

L’ITE permet de gagner jusqu’à 3 classes de DPE et permet de satisfaire aux exigences de la RT 2012, puis 2020, à condition de faire le choix d’un isolant suffisamment performant. Et en plus d’offrir un haut niveau de performance thermique, l’ITE apporte une protection des murs contre les variations climatiques, réduisant les risques de fissure.

  • DES ÉCONOMIES D’ÉNERGIE SUBSTANTIELLES

Du fait des hautes performances énergétiques de l’ITE, vous pouvez réaliser rapidement d’importantes économies sur vos factures de chauffage dans la mesure où les murs peuvent représenter jusqu’à 25% des pertes de chaleur au sein d’une maison. Pour une maison mal isolée, cet investissement peut être rentabilisé en 7 ans à peine.

  • Par ailleurs, vous pouvez prétendre (sous toutes réserves de nouvelles lois) à des aides pour financer vos travaux d’isolation extérieure. Le crédit d’impôt, notamment, peut vous permettre de financer jusqu’à 30% du montant total de vos travaux d’ITE.
  • DES M² HABITABLES PRÉSERVÉS

En optant pour l’ITE pour isoler vos murs, votre surface habitable reste exactement la même, contrairement à une isolation par l’intérieur. En effet, l’isolant étant placé sur l’extérieur du mur, sa pose n’a donc aucune conséquence sur les volumes intérieurs, et ce quelle que soit son épaisseur.

  • UNE MISE EN ŒUVRE SIMPLE ET RAPIDE

Relativement simple et facile à mettre en œuvre, l’isolation extérieure n’a aucun impact sur l’intérieur du logement. Pas besoin de déménager, vous pouvez continuer à occuper votre maison pendant les travaux. Pas besoin non plus de déplacer de meubles ni de refaire la décoration puisque les travaux ont lieu à l’extérieur, le chantier est donc laissé propre.

  • UN BIEN VALORISÉ

Les travaux d’ITE vont désormais de pair avec un ravalement de façade, qui va venir embellir ou moderniser votre bien immobilier, lui apportant une plus-value en cas de revente. D’autant plus que vous protégez votre mur contre les risques de fissure et que vous pouvez gagner plusieurs classes de DPE.